Ainsi va la vie
Parfois, la vie réserve des épreuves difficiles.
Il y a deux mois, la vie s'est envolée pour "Tonton Bernard" suite à une difficile maladie et il y a 4 jours, c'est celle de Mamiane qui s'est envolée, soudainement.
Nous savons bien que nous sommes de passage ici, mais lorsque l'un de nous s'en va, c'est difficile de l'accepter et de vivre sans lui. Moi j'ai du mal à voir le chagrin d'autrui. Ca m'est difficile de voir leur douleur, leurs larmes
Owen est encore trop petit pour comprendre, mais Pauline a bien compris qu'elle ne reverrait plus Tonton ni Mamiane. En peu de temps, elle vient de perdre deux personnes chères à son coeur. Evidemment, elle ne réagit pas comme nous, les adultes. Par exemple, elle ne pleure pas. En revanche, elle est triste et elle "en a marre" et est "en colère" comme elle dit.
Vendredi, nous avons dit "au revoir" à Mamiane et Julien avait décidé que Pauline et Owen seraient là. Je n'étais pas "convaincue" que c'était une bonne chose, mais en réalité, ça l'était. Owen, comme je l'ai dit plus haut, ne se rendait pas compte. Pauline a été une petite fille et une arrière-petite-fille formidable. Elle est restée aux côtés de sa Mamu et de son Pépé Roger tout au long de la cérémonie. Sa présence et celle d'Owen ont fait beaucoup de bien, visiblement, à Pépé.
Les mots/questions de Pauline, tout au long de la journée, ont aidé à "détendre" l'atmosphère.... Ce qui me restera le plus, à moi, c'est au columbarium, lorsque Pépé, effondré de chargrin, a dit un dernier au revoir à sa femme et que Pauline, à ses côtés lui a dit : " Pépé ! Si tu es si triste, demande au Monsieur de rouvrir et puis tu la ramènes à ta maison !". La candeur de ses mots, pourtant si justes, me font encore monter les larmes.
Aujourd'hui Pauline a dessiné. Elle a fait ce dessin, sur lequel je vous ai mis les "légendes", suite à ses dires :
Ainsi va la vie.....
Dans ces moments, j'aime repenser à deux choses :
une citation : "La tristesse de l'avoir perdu(e) ne doit pas nous faire oublier le bonheur de l'avoir connu(e)"
et un texte de Charles Peguy (lu d'ailleurs lors de la cérémonie) : "La mort n'est rien"
